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Pensée en arborescence : quand trop d’idées demandent plus de structure

Une idée en appelle une autre, puis une troisième. Le problème n’est pas forcément d’avoir trop d’idées : c’est de leur donner à toutes la même priorité.

Olga Tsoukoula 3 min de lecture Multipotentialité

Vous avez peut-être déjà entendu l’expression « pensée en arborescence » pour décrire cette expérience : une idée en déclenche plusieurs autres, qui ouvrent elles-mêmes de nouvelles pistes.

Précisons immédiatement ce que nous entendons ici : l’expression est utilisée comme une métaphore de la pensée associative. Elle ne désigne pas une architecture cérébrale scientifiquement établie qui serait propre aux personnes multipotentielles.

Une idée, puis dix autres

Dans certaines situations, cette capacité à établir rapidement des connexions est extrêmement utile. Elle aide à imaginer plusieurs solutions, croiser des domaines ou anticiper différentes conséquences.

Mais lorsque toutes les pistes semblent également intéressantes et urgentes, la richesse des possibilités peut devenir difficile à arbitrer.

La Formule 1 n’a pas seulement besoin de puissance

L’image de la Formule 1 reste parlante : un moteur puissant n’est réellement utile que s’il existe une direction, un frein, une boîte de vitesses et un tableau de bord.

Pour vos idées, c’est la même chose. Produire davantage de possibilités ne résout pas automatiquement la question essentielle : laquelle mérite maintenant votre attention ?

Le problème n’est pas l’idée : c’est l’absence de hiérarchie

Changer de carrière, lancer une offre, commencer une formation et modifier un détail secondaire de votre organisation ne devraient pas recevoir le même niveau d’attention.

Lorsque toutes les idées restent mentalement ouvertes, elles occupent de l’espace et rendent la décision plus difficile.

Installer un système de triage

1. Identifier le fil rouge

Le fil rouge n’est pas une spécialisation obligatoire. Il répond à une autre question : qu’est-ce qui relie les projets qui comptent réellement pour vous ?

Une direction suffisamment claire permet de refuser une excellente idée lorsqu’elle n’appartient simplement pas à la priorité actuelle.

2. Séparer capturer et exécuter

Une idée n’a pas besoin d’être exécutée pour être respectée. Notez-la dans un espace fiable, puis revenez à ce que vous aviez décidé d’avancer.

3. Limiter le nombre de projets actifs

Vous pouvez conserver cinquante idées et n’en exécuter que deux ou trois à la fois. La pluralité appartient au portefeuille ; la priorité appartient au présent.

4. Observer aussi son énergie

Le temps disponible n’est pas le seul critère. Certaines activités nécessitent davantage de concentration, de disponibilité émotionnelle ou de récupération que d’autres.

Votre corps fait aussi partie du tableau de bord

Un agenda rempli n’indique pas toujours le coût réel d’une semaine. Fatigue, tension, irritabilité ou difficulté à récupérer sont des informations à prendre au sérieux.

L’objectif n’est pas d’interpréter chaque sensation comme une preuve de multipotentialité. Il est simplement de ne pas construire une organisation qui ignore systématiquement vos limites.

Vous n’avez pas besoin de moins d’idées

Vous avez surtout besoin de distinguer trois choses : les idées à conserver, les projets à préparer et les engagements à exécuter maintenant.

C’est souvent à cet endroit que la profusion cesse d’être du brouillard. Votre capacité d’association reste intacte, mais elle est mise au service d’une direction choisie.

Et maintenant, où en êtes-vous ?

Le test peut vous aider à identifier certains marqueurs de multipotentialité. Si vous souhaitez ensuite aller plus loin, vous pouvez également ouvrir un échange avec Olga.